Analyse du risque incendie dans son logement : les critères d'évaluation, les publics à risque, les habitudes à risque

Parce qu’on peut avoir la fausse impression d’être raisonnablement sécurisé contre le risque d’incendie domestique, il est plus que jamais nécessaire d’évaluer le risque incendie dans son logement selon des critères objectifs.

Dans l’habitat, il existe peu de généralités possibles en matière d’exposition au risque, en particulier dans le domaine de la sécurité incendie. Une analyse personnalisée est nécessaire pour se prononcer sur les meilleures protections et préventions à mettre en place. La bonne nouvelle, c’est que cette analyse du risque incendie dans son logement peut être effectuée par soi-même, car elle relève du bon sens.
 

QUAND ANALYSER LE RISQUE INCENDIE DANS SON LOGEMENT ?

L’analyse du risque incendie dans votre logement peut être réalisée à tout moment, mais certains événements comme un emménagement, une modification de la configuration du foyer (arrivée d’un bébé, hébergement d’une personne à mobilité réduite…), un réaménagement des espaces, l’installation d’un poêle, d’une cheminée ou encore l’acquisition de nouveaux équipements ménagers sont particulièrement indiqués.
 

LES CRITÈRES D’ÉVALUATION DU RISQUE INCENDIE

Le type de bâti

Différents critères sont à prendre en compte concernant le type de bâti de votre habitation : individuel ou collectif, ancienneté, nombre d’étages, nombre de pièces, surface, présence d’un garage (donc de liquides inflammables), d’une buanderie…

L’organisation intérieure de l’habitat

Vous devrez prendre en compte un aménagement des pièces le long d’un couloir ou en étoile (plusieurs détecteurs de fumée sont alors nécessaires), la présence ou non de pièces regroupant des appareils ménagers facteurs de risque d’incendie domestique…

Le type d’équipements

Il est important d’analyser le type d’équipements présents dans votre logement : nombre d’appareils ménagers, présence d’une cheminée ou d’un poêle…

La typologie des occupants du logement

Le risque incendie n’est pas le même en fonction du nombre d’habitants, et il est majoré par la présence d’enfants en bas âge, de personnes à mobilité réduite qui sont plus vulnérables…

Les habitudes de vie des occupants

Lieux d’assoupissement et de sommeil (chambres et endroits habituellement utilisés pour la sieste), présence de fumeurs…

 

INCENDIE DOMESTIQUE : LES PUBLICS À RISQUE

Une attention particulière doit être portée sur l’analyse des comportements des occupants afin d’identifier les sources de risque.

Les personnes âgées et le risque incendie

Une personne âgée a plus de risques de somnolence, de mauvaise audition et de difficultés à se mouvoir. Un détecteur de fumée doit donc être systématiquement placé dans sa chambre ou dans la pièce où cette personne séjourne le plus souvent.

Les enfants et le risque incendie

Par négligence ou manque de surveillance, les enfants peuvent déclencher un incendie : en jouant avec des allumettes ou un briquet laissé à leur portée, ou laissant des objets trop près d’une cheminée sans insert… Avec des enfants, les risques d’incendie domestique sont multiples ! Les incendies domestiques étant la 2ème cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans, il faut d’une part éduquer et surveiller les enfants et d’autre part équiper leur(s) chambre(s) d’un détecteur de fumée.

Les adolescents et le risque incendie

L’âge de l’adolescence est particulièrement sensible en matière de risque d’incendie domestique. Les jeunes adoptent davantage de comportements à risque (voir encadré ci-dessous), sans en avoir forcément conscience. Les campagnes de sensibilisation et les recommandations des proches, notamment des parents, n’ont pas toujours prise sur eux. C’est pourquoi un détecteur de fumée doit être installé dans la chambre ou la pièce qu’ils occupent le plus dans le logement.

 INCENDIE DOMESTIQUE : LES HABITUDES À RISQUE

- détourner de leurs usages certains équipements (par exemple : utiliser son chauffage pour faire sécher son linge)
- utiliser un barbecue à l’intérieur de son logement
- laisser sa gazinière allumée
- utiliser un groupe électrogène pour utiliser son chauffage d’appoint
- laisser des bougies allumées, une cigarette ou un feu se consumer sans surveillance
- fumer au lit

 

Crédit photo : Shutterstock / De Oleksandr Khmelevskyi

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